ABBESSES - HÉLÈNE CLERC-MURGIER

ROMAN POLICIER HISTORIQUE

Editions Jacqueline Chambon - Actes Sud

Retrouvez les personnages imaginaires et les personnages réels de Abbesses, les lieux de Paris, les instruments de musique.
Passez la souris sur les images !

1621
L’auteur d’un meurtre particulièrement atroce est condamné à être pendu au gibet de Montfaucon. Avant de mourir, l’assassin livre au lieutenant criminel Jacques Chevassut un message confus où il est question d’un trésor dissimulé sous l’abbaye de Montmartre. L’enquête est confiée à Pierre Boivin, qui disparaît étrangement, laissant Chevassut seul devant l’énigme.

Lancé à la recherche de la vérité, le lieutenant parcourt le Paris surpeuplé du XVIIe siècle, du tout nouveau Pont-Neuf aux salons feutrés de l’hôtel de Rambouillet. Mais c’est à l’abbaye de Montmartre, construite sur un temple de Mercure – dieu des alchimistes –, que conduisent toutes les pistes. Elles révèlent l’importance d’un nouveau courant occulte venu d’Allemagne : la Rose-Croix. Chevassut va tenter d’infiltrer cette société secrète afin de découvrir ce que dissimulent les abbesses de Montmartre.

Un roman ludique et érudit qui fait revivre les mystères d’un Paris révolu.


Hélène Clerc-Murgier partage son temps entre l’écriture et la musique. Claveciniste de l’ensemble Les Monts du Reuil, elle écrit et interprète des spectacles et a restitué l’opéra-comique Cendrillon et Le Docteur Sangrado, représentés à travers toute la France. Abbesses est son premier roman. Il sort en juin 2016 dans la collection Babel Noir de Actes Sud.
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Jacques Chevassut, lieutenant criminel. C'est le petit fils de Godinot Chevassut, apparut dans La main enchantée de Gérard de Nerval. Il représente le Prévôt de Paris, et s’occupe de tous les crimes commis dans la ville et ses faubourgs. Il est chargé d’accompagner les condamnés à mort jusqu’à l’échafaud.
Jeanne est sa femme. Ils habitent place Royale, à côté du tout nouveau Pont-Neuf.

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Pierre Boivin, premier conseiller du lieutenant criminel, c'est égalemment son meilleur ami. C'est lui qui commence à mener l'enquête. Louise Boivin, la femme de Pierre est à la fois cultivée et mystérieuse.
Jacques l'Asnier, greffier à verge, ainsi nommé car chargé spécifiquement du soin des portes. Ce personnage discret est d'une beauté remarquable.

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Jean Franscaroube, vagabond. C'est lors de son procès pour un crime atroce qu'il révèle au lieutenant des secrets concernant l'abbaye de Montmartre.
Nicolas de Messem, lieutenant civil, est compétent pour ce qui concerne la réglementation des professions, l’approvisionnement en vivres, l’entretien de la voirie et la lutte contre les épidémies et les séditions.

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Père Edme-Auguste Fabre, père jésuite. Il est établit au couvent Saint-Paul-Saint-Louis rue Saint-Antoine. C'est avec lui que Chevassut fait le premier voyage à Montmartre.
Nicolas le Cousturier, meunier, carrier, boulanger, il habite le village de Montmartre et n'est motivé que par le gain que peuvent lui apporter ses malhonnêtetés.
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Maître Gonin alchimiste habitant le Château-Gaillard, près du Pont-Neuf.
L'alchimie proche de la chimie, a pour but la recherche de la pierre philosophale, qui permet
de transformer le vil métal en or ou en argent; de guérir; d'offrir la vie étenernelle. La figure de Nicolas Flamel et de sa femme Pernelle a marqué l'imaginaire des Parisiens, et était encore très présente au 17ème s.
personnages
Les Roses-Croix, société secrète apparue en 1610, dont l'origine remonte à Christian Rosenkreuz. Né en 1387, il aurait fait le voyage en Terre-Sainte : les sages chaldéens lui apprirent les sciences occultes. Il apprit que les frères possédaient la pierre philosophale, et que par ce moyen ils avaient acquis la médecine universelle, l'art de transmuer les métaux et de prolonger la vie.
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Marin Mersenne est né le 8 septembre 1588 à Oizé, mort le 1er septembre 1648 à Paris. Religieux français appartenant à l'ordre des Minimes, il était mathématicien, philosophe, et avait une connaissance approfondie de la musique. Il fréquenta Descartes. Sa connaissance et son intérêt pour l'alchimie vont être une aide précieuse pour le lieutenant criminel Chevassut.

marin mersenne

Catherine de Rambouillet, née Catherine de Vivonne à Rome en 1588, était une femme d'exception qui tint au XVIIe siècle le premier salon parisien célèbre dans son hôtel.
C'est là que se rendaient les hommes de lettre comme Malherbe, Vaugelas, Guez de Balzac, Racan,Voiture.
Elle est décédée à Paris le 2 décembre 1665.

catherine de rambouillet

Marie de Beauvilliers naquit en 1574 et était la cousine de Gabrielle d'Estrées, favorite de Henri IV. A seize ans, elle devient la maîtresse du roi. Leur liaison est suivie par les soldats et les nonnes, et les parisiens nommeront l'abbaye de Montmartre le «magasin des putains de l'armée». Le roi obtient pour elle l'abbaye de Montmartre. Marie de Beauvilliers exercera la charge d'abbesse pendant 59 ans et meurt en 1667.

marie de beauvilliers

Robert Despont était luthier rue des Arcis à Paris. Cette rue, située au niveau de la rue Saint-Martin, près de la tour Saint-Jacques, était la rue des facteurs d'instruments.

Avec son apprenti Jehann Desruisseaux, il est un des témoin majeur du mystère d'Abbesses, tout comme Jean Jacquet, autre facteur d'instruments qu'on retrouvera à la foire Saint-Germain.

lutherie

 

LA QUESTION
Il y avait deux sortes de questions : La question ordinaire et La question extraordinaire à l’eau et aux brodequins. Dans les crimes horribles ou capitaux, on assemblait les supplices : la question ordinaire et extraordinaire - l’amende honorable - quelquefois le poing coupé, enfin la langue coupée ou percée. Le dernier supplice consistait à être pendu, roué ou écartelé, brûlé..

question

LE GIBET DE MONTFAUCON

Surnommé « Fourches de la grande justice », c'était le principal gibet des rois de France jusqu'à Louis XIII. Le gibet pouvait recevoir jusqu’à cinquante corps exposés aux yeux des chalands. Les dernières exécutions eurent lieu vers 1630. François Villon en parle dans sa ballade des pendus.

gibet de montfaucon

LA SAMARITAINE
Ce fut la première pompe à eau, construite en 1608 sur le Pont-Neuf et conçue par le Flamand Jean Lintlaër. C'était un petit immeuble d'habitation sur pilotis, entre lesquels tournaient 2 roues. Elle était surmontée d'une horloge munie d'un carillon. Elle alimentait en eau les palais du Louvre et des Tuileries. La Samaritaine devait son nom à une représentation sculptée de la rencontre entre Jésus et la samaritaine au Puits de Jacob.

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TABARIN
Il est né en 1584 et mort à Paris en 1626, était bateleur et comédien du théâtre de la foire, et débuta sur un théâtre de la place Dauphine, comme farceur associé d'un certain monsieur de Mondor, médecin ambulant, charlatan et vendeur de baumes. Voltaire en parle ainsi : «Tabarin, nom propre, devenu nom appellatif. Tabarin, valet de Mondor, charlatan sur le Pont-Neuf du temps de Henri IV, fit donner ce nom aux fous grossiers».

tabarin

ÉPINETTE

Sorte de petit clavecin. Il y en a de forme parallélogramme et d'autres, qu'on appelle à l'italienne, ont à-peu-près la figure du clavecin : il y en a qui sonnent l'octave, d'autres la quarte ou la quinte au-dessus du clavecin ; du reste c'est la même facture et la même méchanique. Les épinettes n'ont qu'une seule corde sur chaque touche, et qu'un seul rang de sautereaux.

epinette

LUTH & THÉORBE
Instrument de musique à cordes, souvent utilisé pour la basse-continue. Le théorbe a huit grosses cordes plus longues du double que celle du luth : cette longueur considérable fait rendre à ces cordes un son doux, qu'elles soutiennent longtemps. Il a des cordes simples, cependant il y en a qui doublent les plus grosses d'une petite octave, et les minces d'un unisson; les Italiens l'appellent archi-luth.

luth

VIOLON
Instrument de musique à cordes et à archet. Il est composé de quatre cordes. L'archet avec lequel on fait parler les cordes de cet instrument, est composé d'une baguette de bois de Chine et de 80 à 100 crins de cheval.
POCHE ou POCHETTE
La poche sonne à l'octave du violon, et a la même tablature. Elle était utilisé par les maîtres de danse.

pochette

L'AUBERGE de la POMME DE PIN

Ce cabaret était situé près du pont Notre-Dame, vis-à-vis l'église de la Madeleine, fut célébré par François Rabelais et fréquenté par les poètes de la Pléïade, Ronsard, Baïf, du Bellay, Dorat, Rémi Belleau,  Jodelle, et Ponthus de Thiard, puis sous Louis XIII et XIV,  Racine, Boileau, La Fontaine, Molière, Lulli, et Chapelle.

auberge de la pomme de pin

REVUE DE PRESSE
- H.C. Amalthée - "Car ce roman de Hélène Clerc-Murgier, avec son titre raide et sa prose d’un style fougueux et sincère, est une vraie réussite. Il vous tient en haleine dès l’entrée de jeu de massacre que se révèle la vie journalière autour et à l’intérieur du Grand-Châtelet de Paris au début du XVIIème siècle."
- Emmanuelle Pesqué - "Ludique, érudit, foisonnant, le récit entraîne le lecteur dans une cité de 1622 bellement brossée"
- LCi - Coup de coeur des libraires du 4 juillet 2013
- 20 minutes.fr - Coup de coeur des libraires
- K-Libre - "Il découle de cet assemblage d'éléments divers un roman passionnant, érudit, à l'intrigue brillamment menée..."
- Culture université de Liège - "Derrière ce mystère, dont la révélation est totalement inattendue, conduisant le lecteur à revoir sous un autre jour tout ce qu’il avait cru comprendre, l’auteure fait revivre le Paris de cette époque, avec ses sociétés secrètes s’adonnant diverses pratiques alchimistes et ésotériques."
- Françoise Christmann - Tous Montreuil "Le lecteur est happé dans le Paris surpeuplé du XVIIè siècle, avec ses alchimistes, ses sociétés secrètes..., tenu en apnée autour du secret dissimulé par les abbesses de Montmartre"
- Michel Genson - Le Républicain Lorrain "Avec Abbesses, Hélène Clerc-Murgier s'essaie avec beaucoup de rigueur et un certain bonheur au polar historique. Elle y cuisine les meilleurs ingrédients du genre  - société secrète, agressions nocturnes, faux marchand, ombres menaçantes et grimoires d'alchimiste - sans tomber dans le piège de la grandiloquence."
- Librairie des orgues "Alchimistes, tunnels secrets sous Paris, temple de Mercure à Montmartre, et surtout, trésor disparu. Un excellent polar historique à la chute surprenante."

LIENS
- Editions Actes Sud
- Un programme de musique autour de Abbesses
- Hélène Clerc-Murgier
- Ensemble Les Monts du Reuil
- Gallica - une mine de livres, images, documents...
- Le musée Carnavalet - pour les passionnés de l'histoire de Paris, un des musées les plus agréables de la capitale.
- L'encyclopédie d'Alembert-Diderot. Bien que publiée un siècle et demi après les évènements de Abbesses, c'est une source d'information indispensable.
- Paris à l'époque de Philippe Auguste. Un site très complet sur un des Rois les plus importants de l'histoire de France et de l'histoire de Paris.

DÉDICACES & REMERCIEMENTS

Ce livre est dédié à mon frère Michel et à mes grands-parents Charles et Gabrielle Murgier.

Ce livre a été écrit lorsque nous habitions métro Abbesses à Montmartre. Mes remerciements pour son soutien total à Emmanuel et à nos filles Emma, Louise et Constance.

Ma reconnaissance à mon amie Pauline Warnier qui m'a corrigée et encouragée.

Merci à Anne-Violaine Caillaux et Marie-Aude Guyon pour leur enthousiasme. A Pierre Daubigny, qui m'a aidé à donner un souffle nouveau à Abbesses, à Olivier Bleys, Frida Gil et Georges Boulestreau, d’une générosité sans faille.

Et enfin à mon éditrice Jacqueline Chambon pour ses précieux conseils, et à son assistante Jade Argueyrolles.

BIBLIOGRAPHIE
- La main enchantée, Gérard de Nerval 1832
- Gabriel Naudé, Instruction à la France sur la Vérité de l’Histoire des Frères de la Roze-Croix, 1623
- Inventaire universel des œuvres de Tabarin, contenant ses fantaisies, dialogues, paradoxes, farces, Paris, 1622
- Les oubliettes du Grand-Châtelet, Jules Beaujoin
- Le vray style du Chastelet de Paris, Paris, 1623
- Le voyageur à Paris, tableau pittoresque & moral de la capitale, An VIII, 1800
- Dictionnaire Historique des rues de Paris Jacques Hillairet Paris 1963 - Editions de Minuit
-Considérations générales Histoire et Dictionnaire de Paris Alfred Fierro Robert Laffont Paris 1996
-Chroniques de la France et des Français Larrousse Nouvelle Histoire de Paris Jacques Boussard
- Viollet-le-Duc, Encyclopédie médiévale, G. Bernage, 1978.
- Jacques-Antoine Dulaure, Histoire de Paris, Gabriel Roux, Paris, 1853.
- J. Hillairet, Connaissance du vieux Paris, Paris, Gonthier, 1956, p. 84.

CRÉDITS
Illustration de couverture : Maître de Saint-Germain-des-Prés, La Pietà de Saint-Germain-des-Prés, détail. © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Hervé Lewandowski

Des libraires et des librairies qui ont aimé et encouragé "Abbesses"

- "Au plaisir des Yeux". Librairie-papeterie de quartier reprise avec passion par Anne Guyot, 120, rue Losserand 75014 Paris 01 45 43 79 14
- "La librairie du hérisson" Stéphanie Hérisson Delattre avait parlé de "Abbesses" sur LCI, qui était dans ses coups de coeur. 11, rue Saint Martin, 77620 Egreville, 01 64 78 66 38
- "Librairie Decitre", tenue par Pascal Giraud et une équipe très dynamique, et qui organise entre autres manifestations "Les plumes du lac".
19, rueSommeiller 74000 Annecy 04 50 33 00 00
- "Fnac Vélisy", et Jacques Normand, du rayon Polar de la Fnac de Vélizy.
- "Le coeur à l'ouvrage", 82, rue de Chanzy, 51100 Reims. Une nouvelle librairie fort sympathique à Reims !
- "Librairie de la BNF",
Quai François-Mauriac 75706 Paris Cedex 13 01 45 83 39 81