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    REVUE de PRESSE


ODB, mai 2016, Raoul Barbe-bleue à l'opéra de Reims
(...) ce spectacle hautement jubilatoire fait appel à un esprit d’enfance mâtiné de malice et de rigueur musicale. Cette « comédie mêlée d’ariettes » délicieusement pimentée est un régal, autant pour l’émerveillement de la redécouverte d’une partition délectable que pour la saveur de l’interprétation.

Continuant de gambader allégrement sur les chemins écartés du répertoire d’Ancien Régime, Hélène Clerc-Murgier et Pauline Warnier, dont on connait la curiosité insatiable et l’esprit ludique, dépoussièrent avec alacrité et inventivité un authentique bijou, regorgeant d’ironie pétillante et de suavité mélodique.

Opéra Magazine, juillet 2016

 

 

ODB, 28 janvier 2014
C’est dire qu’on s’amuse ferme, petits et grands. Les enfants, de la joyeuseté de la fable, de ses bigarrures réfléchies dans des costumes contemporains plein de malice ; les adultes aux sous-entendus parfois grivois, parfois littéraires, qui les renvoient en souriant aux cours de littérature du lycée. Et si les enfants sortent de la représentation en chantonnant « Buvons de l’eau, buvons de l’eau ! », les adultes ne sont guère loin derrière, jouant quant à eux avec les diverses timbres entendus lors de la soirée.
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La figure de ce médecin affairiste devient un prétexte à une série de variations toutes aussi amusantes les unes que les autres. Elles sont habilement amenées et malaxées par une mise en scène pleine de finesse et toute en transformations et permutations. Avec quelques rares éléments (quatre paravents qui deviennent portes, cabine à rayons X, calèche, maison, etc..., des bouteilles d’eau, tuyaux et récipients divers (on ne dévoilera pas ici l’hilarante opération pratiquée par Sangrado au début de la soirée !), quelques changements prestes de costumes (un tour de cou en peau de lapin passant d’une monture piaffant avec arrogance à l’inflexible tante en est un des exemples les plus rigolo) et des postures adroites qui font glisser les quatre chanteurs d’un archétype à l’autre, Juan Kruz Diaz de Garaio Esnaola fait danser les mots et tournoyer les situations, chasse une scène, en empoigne une autre, avec un respect mâtiné d’une irrévérence salutaire pour ce matériau comique plus que bicentenaire.


Opéra international, numéro spécial, septembre 2013

La vraie découverte de la saison sera sans doute ce Docteur Sangrado. Restitué par Hélène Clerc-Murgier et Pauline Warnier, interprété par Les Monts du Reuil avec Julien Fanthou dans le rôle-titre, cet ouvrage du XVIIIe siècle mérite qu'on se penche de nouveau sur ses beautés".

L'union de Reims, novenbre 2011, Francis Albou
L'ensemble Les Monts du Reuil, finement menés par la claveciniste Hélène Clerc-Murgier et la violoncelliste Pauline Warnier n'a manqué ni de charme ni de poésie. Très familiers de ce répertoire, solistes (une mention spéciale pour la séduisante Fée au timbre velouté d'Armelle Khourdoian) et instrumentistes furent à la hauteur de la tâche, tant au niveau musical, en tout point excellent, qu'à celui de la réalisation dramatique, tour à tour drôle, féerique ou délicatement nostalgique.

ODB, 21 mars 2011, Emmanuelle Pesqué
Les jeunes interprètes sont tous excellents. On est très vite conquis par le charmant minois d'Eve Coquart, son aisance scénique (formidable « danse avec un balai» !) et la subtilité de son personnage, timide sans être victime, frais sans être fade.
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Sa marraine de fée (Armelle Khourdoian, pleine d’autorité en rouge et or,) s’empare crânement de pièces ramistes bien difficiles pour le gosier, et tisse ses sortilèges avec taquinerie.

Les deux sœurs (Anne-Marie Beaudette et Eléonore Lemaire, qui obtiennent un triomphe absolu à l’applaudimètre enfantin…) opposent avec jubilation leurs humeurs contraires. La dodue se tortille tout autant que les volutes de ses ornements (vocaux), et la noiraude n’est pas en reste pour affirmer ses droits, implacable dans l’élégante fluidité de sa ligne de chant. Le Prince charme, comme c’est son rôle : Benjamin Alunni n’a à forcer ni sa nature ni sa voix pour être parfait dans cet emploi. Et comme ce Prince a été béni par les fées dans son berceau, il a tous les talents, et accompagne bellement Cendrillon au traverso…

Malgré leur petit effectif, la magnifique sonorité des Les Monts du Reuil ne se perd aucunement dans la salle Favart. C’est heureux, car c’est un très beau continuo que nous entendons là, étoffé par la sensuelle guirlande des violons emmenés par Anne-Violaine Caillaux, au discours relancé par le clavecin énergique et ironique de Hélène Clerc-Murgier, et le violoncelle affable et chatoyant de Pauline Warnier. Grâce à leur virevoltante lecture et à leur verve communicative, ce qui aurait pu sonner, pour les oreilles profanes, tel un simple patchwork s’est métamorphosé en manteau d’Arlequin.

artistikrezo, 16 mars 2011, Marie Torrès
Les jeunes interprètes sont tous excellents. (...) on est très vite conquis par (...) le charmant minois d'Eve Coquart, son aisance scénique (formidable « danse avec un balai» !) et la subtilité de son personnage, timide sans être victime, frais sans être fade.
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L'ensemble Les Monts Du Reuil a conquis le public en restituant cette musique baroque pleine d'allégresse. Le conte de Perrault est revisité avec espièglerie et humour: Cendrillon a perdu quelque chose mais quoi ? Si ce n'est que sa pantoufle, ce n'est pas bien grave affirme sa marraine…

Tout le monde est en joie dans ce décor mauresque, les deux soeurs endragées toutes roses ou bleues sont certaines d'être élues tandis que Cendrillon en saroual rapiécé craint d'être trahie. Les musiciennes sur scène dialoguent avec les chanteurs et font partie du spectacle. On les voit et on les regarde. On imagine très bien les tréteaux de la Foire St Germain, les gens attroupés guettant les saillies et les jeux de scène populaires. Tout n'est pas chanté, parfois quelques paroles fusent pour rappeler qu'on est au théâtre et briser la continuité. Comiques de geste, de mots, de situation : tout est là. C'est la farce mais chantée, un petit opéra de poche.


Union de Reims,10 décembre 2010, Francis Albou
Cet excellent ensemble est en perpétuelle recherche musicologique et se plait à toucher les publics les plus divers par le biais de propositions artistiques riches et variées. Ces subtils interprètes s'étaient déjà fait remarquer à l'Opéra de Reims dans la « Cendrillon » de Jean-Louis Lamette, une page de 1759 solidement marquée des sceaux italien et français.

Opéra magazine, Avril 2008. Daria Moudrolioubova
Cette Cendrillon de Jean-Louis Laruette est la première version scénique du conte de Perrault. Oublié depuis 1762, le manuscrit a été retrouvé par les musiciennes de l'ensemble Les Monts du Reuil a la bibliothèque de l'Arsenal. Au terme d'un véritable jeu de piste, celles-ci ont réussi à reconstituer cet "opéra-comique avec vaudevilles" pour le donner d'abord en concert, puis à la scène avec la compagnie l'Arifice et le concours de plusieurs théâtres et festivals de l'hexagone.
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Musicalement, on entend la différence entre les airs de Laruette et les autres, empruntés à un répertoire plus précoce, mais l'ensemble demeure cohérent grâce à une ligne dramatique bien menée. Quant à la très jolie ouverture empruntée au Diable à quatre de Laruette, elle donne le ton d'une partition aussi drôle que touchante.

Côté interprétation, on félicitera d'abord l'ensemble Les Monts du Reuil, à la fois pour son travail de reconstitution et son execution attentive et inspirée.

Opéra data base, 17 juin 2009. Emmanuelle Pesqué
Les spectateurs furent très-attentifs, et fort-contents, j’en suis témoin et, mieux encore, les applaudissements nourris qui saluèrent les musiciens (...) Vous ne sauriez croire quel plaisir j’ai pu prendre en entendant si prestement conter une Querelle qui fit couler tant d’encre, et ce, avec tant d’alacrité et de plaisante vivacité que les prétendus connaisseurs y renforcèrent leur Latin et les Diafoirus en perdirent leur bonnet d’âne. Ce qui, malgré l’influence du génie du lieu où prêcha Bonaventure, n’est pas un miracle, mais témoignage du grand talent des Monts du Reuil.
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I. (...) II. On admirera sans mégoter les deux jeunes racleuses (Marie-Aude Guyon et Anne-Violaine Caillaux) qui ont admirablement résisté à l’envie de miauler sur le chevalet, de défigurer leur partie, de barbouiller toute la musique (...); au contraire, par leur intensité, elles ont prouvé qu’on pouvait servir les Italiens comme les Français avec la même dévotion à sainte Cécile.

III. On gardera réserve d'enthousiasme pour une sonate de Geminiani magistrale, portée par la musicalité joyeuse et grave de Pauline Warnier

IV. On conservera longtemps dans l’oreille souvenir du continuo souple et ductile de Hélène Clerc-Murgier, au discours mille fois recommensé et toujours aussi diserts.

V. On restera époustouflés par les transformations protéiformes de Benjamin Alunni, héros tourmenté, magicienne triomphante, benêt berné et brave gars emberlificoté, qui allie la force du diseur avec la clarté du pamphlétaire



Le Télégramme, 16 février 2008
C'est comme une jolie miniature, une lanterne magique. Cette Cendrillon, dont la partition a été retrouvée par l'ensemble instrumental Les Monts du Reuil et proposée à la compagnie l'Arifice. Sur scène, cinq musiciennes de l'ensemble partagent leur plaisir de jouer avec le public. Un quatuor à cordes, avec violons, alto et violoncelle, qui se lovent au creux du clavecin. Cinq jeunes musiciennes recréent avec bonheur cette délicate partition baroque.

Télérama, 17 février 2008, Bernard Mérigaud
Rien n’arrête leur sens de la transcription, même le rabâché Hiver des Quatre Saisons, de Vivaldi, retravaillé comme une prière sobrement accompagnée par des cristaux de luth et l’ouate d’une contrebasse et d’un violoncelle – par F Krawczyk. Un rêve à la mesure de l’inventivité exigeante de tous ceux qui ont contribué à ce film envoûtant.

Le Réveil, 19 octobre 2007
L'ensemble Les Monts du Reuil a donné un concert remarquable en l'église de Saint-Félicien, qui accueillait ce soir-là un public nombreux dans le cadre du festival Belles-Pierres-en-Musiques. Le public a découvert un programme de très haut niveau musical, exécuté magistralement et très applaudi.

ResMusica, 6 avril 2007, Hubert Stoecklin
L’ensemble Les Monts du Reuil qui accompagne l’Hiver de Vivaldi est agréable et représente un soutien précieux. Concert salle Pleyel avec le Choeur Accentus, direction Laurence Equilbey.


Télérama, mars 2006, Judith Chaîne
Une jolie pause baroque dans les fresques et boiseries de la grande Sorbonne. Par les excellents musiciens des Monts du Reuil.Délicieux.


Resmusica, décembre 2005, Catherine Scholler
On est estomaqué de prime abord par le niveau d'excellence des instrumentistes, un violon (Anne-Violaine Caillaux), un alto (Marie-Aude Guyon), un violoncelle (Pauline Warnier), un clavecin (Hélène Clerc-Murgier), un traverso, on est impressionné par le style parfait des voix, de la graine de star, dont nous entendrons reparler sans nul doute.